My smart green dream


Martin Luther King rêvait d’une Amérique sans racisme. 16.216 jours après sa déclaration urbi orbi au Lincoln Memorial, un Hussein Barack Obama II, devient le premier noir américain président des USA, mais les Ku Klux Klan  actuellement dirigé par Thomas Robb existent toujours et ont officiellement annoncé que son organisation soutenait Donald Trump, le 45ème président des USA.
Alan Turing en 1950  définissait l’Intelligence Artificielle comme étant réussie quand il est capable de mimer une conversation sans que l’interlocuteur ne puisse reconnaître qu’il s’agit d’une machine. Aujourd’hui Alpha Go de Alphabet (maison mère de Google) est capable de battre le meilleur joueur du monde de go, mais aucun cyborg ne peut encore faire un variaminanana ou bercer un enfant.
Quant à moi, je rêve de reverdir mon pays, et de transformer les zones arides en une forêt de taninjanaka pour en faire un socle de développement. N’étant pas un bon utilisateur des logiciels de simulation 3D, je vous le fais à l’ancienne avec les mots.

Le 19 décembre 2036, le centre de connaissance Fihaonana accueille pour la première fois, le forum mondial sur le développement équitable sur son campus de 32.000 Ha à Belobaka, dans le Bongolava. Le forum mondial a lieu pendant une semaine dans les principaux centres de formation du campus, mais les événements « off » ont commencé depuis un mois et les reportages des médias mondiaux ne cessent de faire découvrir au monde ce miracle gasy.
Ce centre de connaissance appartient à la population qui a eu l’idée d’intégrer dans leur vie quotidienne l’enseignement de la culture et de la connaissance. C’est ainsi que la commune de Belobaka (2940 km²) avec son campus Fihaonana est devenu le plus grand centre de recherche et d’apprentissage au monde. Les apprenants habitent chez l’habitant et sont ainsi pris en charge par les habitants, qui sont eux-mêmes des exemples concrets et actifs dans les domaines où l’apprenti veut améliorer sa connaissance. Qu’il soit chercheur, agriculteur en recyclage ou un jeune qui veut apprendre un métier, la formation est totalement gratuite, puisqu’elle est financée par les donations des zoky qui ont réussi. Au début, personne n’y croyait mais comme Tamby aime à le rappeler : « dans la culture gasy prêter un toit et donner une assiette de riz est une forme de partage naturel. Ceux qu’on héberge deviennent nos enfants, nos frères et nos sœurs. On les aide jusqu’à ce qu’ils puissent voler de leur propres ailes. Si une fois formée chez nous, la personne ne peut pas se permettre de faire des dotations pour la génération suivante, ou ne comprend pas l’importance de son engagement, alors nous avons raté sa formation et dans ce cas il ne nous doit rien. »
A Fihaonana, les cours magistraux sont effectués en ligne en malagasy sous titré en anglais (ou l’inverse quand le formateur est étranger) et seuls les travaux pratiques sont effectués ensemble dans les labos et les centres de formation. Les zoky de par le monde, assurent en groupe les explications, la mise à jour et les transferts de connaissances et chacun apprend à sa propre vitesse, en fonction des accords qu’il a avec son hébergeur. « On ne délivre aucun diplôme ni certificat, on est ici pour apprendre à travailler et à être utile et non pour arborer un carton » se plait à dire un paysan enseignant. Et toujours selon lui : « la réussite des sortants vaut mille diplôme ».
Mais cette préoccupation dans l’effectivité de la formation n’empêche pas des recherches de pointes. C’est ici, qu’un groupe en collaboration avec des chercheurs du monde entier on mis au point le biocarburant « solimaintso », liquide stable à base d’intrants biologiques, avec une densité énergétique de 60MJ/kg, soit presque 2 fois la densité énergétique des carburants standards à base d’hydrocarbure. Et le groupe a décidé de laisser libre de droit l’utilisation de leur découverte « pour laisser le produit s’améliorer ».
C’est également de Fihaonana qu’est sortie les monorails suspendus, initialement une idée canadienne, qui a été repris pour remplacé les routes et les pistes principales. Les pistes fabriquées avec le même béton polymère biosourcé, ne servent plus que pour les trajets courts. La grande évolution a été donc l’utilisation du béton polymère biosourcé avec des armatures en bambous pour construire les infrastructures. Ce béton est deux fois plus légers et possède une résistance mécanique à la compression quatre fois supérieure à celle du béton ordinaire. Cette technologie a permis de suspendre le réseau de circulation à 20m du sol afin de minimiser les risques d’accident même si les trains peuvent rouler jusqu’à 180kmh. L’emprise au sol est ainsi minime sauf sur les gares d’atterrissage. Ils sont devenus les moyens de locomotion standard, que ce soit pour les hommes ou  pour les marchandises dans la région du Bongolava et même au delà. Ainsi, Soahanina, un ancien petit village de pécheur à l’ouest d’Antsalova, il y a encore 20 ans, est devenu aujourd’hui le premier port du Canal de Mozambique, quand le monorail lui à mis à 1 heure de Tsiroanomandidy et à 2 heures de la Capitale, que ce soit pour transporter une personne ou pour transporter des containers de 40″. Le port de Soahanina étant une propriété à 100% de la ville, c’est une des sociétés la mieux gérée du pays de part l’exigence de transparence de la population. Et comme par hasard, le concept a été initié, mis en service et développé, avec le centre de formation en management de Fihaonana.
La combinaison de la couverture de l’ensemble du réseau de monorail par des plaques solaires avec les champs photovoltaïques communaux et les piles à flux redox de ferro-chrome ou de vanadium, a fait de la région du Bongolava le premier producteur d’électricité de Madagascar avec un prix défiant toute concurrence, à 3 cents USD/Kwh soit cinq fois moins que le prix de la Jirama. A cause d’un taux de croissance de plus de 35% par an depuis dix ans, la compagnie électrique de la Région du Bongolava a fait l’objet d’un des plus grands procès de ce siècle dans le pays, accusé par le conglomérat qui a racheté la Jirama de faire du dumping. La pourriture au sein de la justice malagasy n’ayant toujours pas été résolue à l’époque, elle a donné raison à la Jirama. En vérité, englué dans les bakchichs et la corruption pour avoir les plus gros sites de production hydroélectrique, ce conglomérat n’a jamais pu amortir ses investissements dans la production et la distribution d’électricité sans pratiqué ses prix exorbitants. Face à une manifestation de plus de 2 millions de personnes dans les rues de Madagascar, le gouvernement en place qui a couvert la corruption de la justice par la Jirama a du faire machine arrière pour faire porter le chapeau au système judiciaire. Et après le mea-culpa des juges corrompus, les dirigeants du multinational propriétaires de la Jirama ont du fuir le pays et sont actuellement sous un mandat d’arrêt international. Suite à ce procès, la modification du système judiciaire gasy a pu réduire drastiquement la corruption au sein de cette institution.

Questionné par un journaliste si la disparition du phénomène de dahalo dans la région est du à l’assainissement du système judiciaire, une habitante de Fihaonana répond :
Ici, nous capables d’accueillir tout le monde, même le pire des assassins pour leur faire découvrir le meilleur qui est en eux. Et très rapidement il change quand il redécouvre l’intérêt de la vie et du partage. Et si on ne réussi pas à les changer, on les mange!
Un peu déstabilisé par la réponse le journaliste essaya de continuer son questionnement en essayant d’être le plus pertinent possible :
Euhhhh, et combien en avez-vous mangé depuis?
Je ne peux pas vous le dire sinon nous serions obligé de vous manger aussi et ce serait dommage! répondit la dame sans esquisser le moindre sourire.

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