Pourquoi reforester a du sens?


giz-dagoD’habitude, la Conservation International, le WWF et le Ministère de l’environnement sont mes souffre-douleurs favoris quand il s’agit de parler de l’environnement à Madagascar. La raison est qu’ils n’ont jamais réussi à inverser la courbe de la déforestation sur notre île ne serait-ce qu’une fois depuis qu’ils sont là, alors que cela fait partie de leurs objectifs premiers. J’aurai encore pu me taire face à la difficulté de la tâche, mais le plus énervant dans leur exercice de communication est la malhonnêteté intellectuelle qui consiste à présenter un échec flagrant, comme une réussite exceptionnelle.

Aujourd’hui, je pense qu’il est temps de dépasser ce NGO Bashing et de montrer la voie à suivre et le bon exemple. Après divers « échanges » avec les différents acteurs de ce secteur et un exercice de communication assez actif de la part de l’équipe du Giz, voici mon constat :
– Tant que les projets de reboisement de Madagascar dépendra des ONG et autres structures prestataires de service, ça ne marchera jamais dans la mesure où ils mettent dix fois plus de temps qu’une personne normale pour capitaliser leurs expériences et échecs de terrain.
– Tout le monde reconnait aujourd’hui que le développement économique est fortement intriqué avec la problématique de la couverture forestière, et que les autres « conservationnistes » ne savent absolument pas y faire en terme de développement. Si la reconnaissance d’une coopération transversale est largement admise, les solutions proposées sont encore théoriques et conceptuelles.
– Il existe aujourd’hui, la volonté du gouvernement de restaurer plus de 4.000.000 d’hectares de forêt et de paysage (RFP) ainsi que différentes lignes de financement, qui présentent une fenêtre d’opportunité pour les acteurs privés afin que chacun puisse déployer son imagination pour mettre en oeuvre un modèle de développement durable basé sur la forêt.

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Ludwig Liagre, un acteur dynamique dans la communication écologique

Le but de cet article est donc de communiquer aux entrepreneurs les différentes lignes de financement existantes afin que ceux qui sont intéressés puissent  jouer les promoteurs leaders. Nous, Obio Hamy, sommes impliqués à fond dans la reforestation aujourd’hui en tant que consommateur de biomasse renouvelable, et nous pensons que le secteur du développement écologique peut à la fois intéressé le petit entrepreneur qui veut débuter, comme les grandes entreprises qui veulent s’impliquer pour la durabilité écologique de notre pays.
Voici donc les différents acteurs, que Ludwig Liagre, le très sympathique consultant de la GIZ nous a identifié lors du dernier atelier :

  • Athelia Madagascar Climate and Conservation Fund. « It is expected that the invested projects will protect more than 1 million hectares of high conservation value land, to avoid over 10 million tons CO2 equivalent of emissions, and to have a tangible, positive impact on the day to day lives of over 100,000 people. »
  • Mouringa fund. Interested in sound, sustainable projects which meet the following criteria: Clear agroforestry project strategy, Potential to achieve significant scale, Clear market demand for envisaged products, Profitable underlying project, Commitment to sustainability and environmental and social performance, Business inclusive – alignement of interest of all shareholders including local communities, Long-term commitment of sponsor.
  • Terra Bella gobal fund. The Fund invests in projects and jurisdictional programs that generate revenue from agricultural, rural energy and/or emission reductions. The Fund’s investments are selected with the core purpose of providing valuable social and environmental co-benefits and generating emissions reductions at scale to contribute to climate change mitigation.
  • Permian Global. Permian Global is committed to long-term results. There are four core elements to our investment approach: project origination, investment process, project management and carbon sales. Underpinning our investment approach is a thorough risk management process. We integrate risk management into the fabric of our investment strategy to protect the assets that we manage for our investors, while adhering to the highest environmental and social standards.
  • Livelihood carbon fund. Le Fonds Carbone Livelihoods investit dans trois types de projets – agroforesterie, restauration de mangroves, énergie rurale – sur des périodes d’investissement allant de 3 à 4 ans. Après cette première période, le fonds entre en cogestion de ces projets avec les ONG partenaires locales – sur une durée de 10 ans pour les projets relatifs à l’énergie rurale, et de 20 ans pour ceux qui touchent à la restauration et d’agroforesterie.
  • Ecobusiness fund. The eco.business seeks investments that yield both financial and environmental returns. The financing can be provided directly or through local financial institutions with the capacity to reach the eco.business Fund’s target group, i.e. local enterprises engaged in or intending to engage in business activities related to the Fund’s environmental goals. We concentrate on the following four types of sustainable activities: Agriculture and agri-processing, Fishery and aquaculture, Forestry, Tourism.
  • Global Environment Fund. GEF is a global alternative asset manager established in 1990, that has grown into one of the world’s most successful investment firms dedicated to the energy, environmental, and natural resources sectors. To date GEF has invested approximately $1.0 billion in companies operating in these sectors worldwide. Our mission is to be the premier alternative asset management firm in the domain of energy, environment, and natural resources by delivering favorable risk-adjusted investment returns to our investors over multiple vintage years and through varied macroeconomic climates. GEF was founded on the principle that well-deployed capital can bring significant improvements to the environment and quality of life throughout the world, and GEF’s success is a testament to that vision. GEF also strives to live the values we expect to see in the world, holding ourselves and our portfolio companies to the highest standards of corporate governance, ethics, and sustainability.

Bien sur ce ne sont pas des fonds à dilapider auprès du premier couillon venu qui cherche de l’argent facile, mais avec un minimum d’effort et de travail, on ne peut plus dire aujourd’hui que les moyens nous manquent pour travailler. Tonga ny fotoana tokony iasana amin’izay.

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