Osons l’optimisme


Mba hanamora ny famakiana sy ny fanapariahana ny hevitra mivoaka eto dia azonao vakiana amin’ny teny gasy eto ity pejy ity

Quelques amis sur facebook me reproche d’être trop critique, trop vindicatif et même trop sérieux sur mes sujets de post. A ceux-là je réponds qu’il y assez de conneries pour l’ensemble de l’humanité jusqu’à la fin de ses jours sur les réseaux sociaux alors autant grossir les rangs des peu de gens qui traitent des sujets sérieux.
Mais comme  il se peut effectivement que dès fois mes propos soient trop acerbes pour ceux qui sont concernés, pour satisfaire mes amis on va faire un exercice de prospective à l’instar du mon post sur le transport urbain à Tana.

Ainsi en 2025, quelques communes urbaines ayant pu démontrer que contrairement aux autres communes malagasy, elles sont bénéficiaires sans avoir eu recours à un ariary de subvention, les institutions internationales de développement ont accepté que les communes biens gérées puissent contracter des prêts directement auprès de ces organisations sans passer par pouvoir central. En effet, ces villes ont réussi des exploits inédits à ce jours dans l’Île.

En 8 ans, elles ont réussi à construire 280 km de piste en latérite. Malgré la poussière en période sèche, la largeur des voies et la qualité de l’entretien sont telles qu’on peut y circuler à une allure soutenue. Seules les ouvrages d’art et les grandes pentes sont en pavés et en bétons. Et ceci uniquement grâce à la collaboration des communes avec les entreprises privées du coin.

Pendant la même période, elles ont réussi à planter 11.800 Ha de forêt sur les terres arides et latéritiques. L’ONE  (Office National pour l’Environnement) ainsi que les organismes nationaux et internationaux ont du reconnaître qu’il s’agissait là d’un exemple de développement unique que les plus grosses organisations n’ont pas pu égaler malgré des moyens financiers largement plus importants. Le principe pourtant est très simple, au lieu de protéger la forêt la population en a fait un socle de développement. Si la plantation forestière ne représentait que 20 ha la première année la population a très vite compris la pertinence du modèle et l’ensemble des surfaces reforestées a dépassé l’année dernière les 4.500Ha. La production forestière est devenue le secteur d’activité le plus dynamique et le plus producteur de la région aujourd’hui. Pourtant ils sont partis de quelques principes très simples :
– Tout le monde, sans critère de race ni de nationalité, a  le droit de demander un terrain mais on n’a pas le droit de demander plus de 1000m² de surface si on ne produit rien dessus.
– il faut être une société pour avoir le droit de demander plus 5Ha. En contre partie, la ville possédera 15% des parts de la société et elle sera représentée dans le conseil d’administration. Il en est de même pour le personnel.

Même si ces trois communes aujourd’hui dispose de 10 fois plus de surface que la commune d’Antananarivo, elle ne possède qu’une seule grande entreprise installée sur leur terrain : la société électrique qui produit 1Gw d’électricité à partir du solaire et de l’hydroélectrique. Comme les installations sont implantées sur les trois communes elles détiennent 50% des actions de la sociétés. Le reste appartient à un consortium de sociétés malagasy et étrangères. Grâce à cette unité, on a enfin pu mettre fin aux délestages dans les grandes villes  de Madagascar l’année dernière.

Autrement la localité ne dispose pas de grandes structures de production. Et pourtant, en terme de production :
– Elle est la première productrice de miel et de jus naturels sans additifs dans l’ensemble de la région sud de l’Océan Indien;
– Elle est également la première productrice régionale de bois d’oeuvre et de ces nouvelles briquettes de combustion qui ont supplanté le charbon de bois;
– Elle terme de quantité et de qualité, elle est la première dans toute l’île sur les formations supérieures et plus particulièrement sur les sciences sociales, économiques et surtout concernant l’économie et la production forestière. Des enseignants du monde entier viennent y donner des cours mais surtout pour faire des recherches sur un modèle unique au monde où la classe qui est supposée moyenne détient la majorité des richesses de production.

Le modèle socio-politique à été initialement très critiqué sur le plan national et international mais étant donné que les communes environnantes se sont mises très rapidement à suivre le modèle avec des résultats inconnus jusqu’alors ailleurs, il était difficile de le critiquer plus longuement.
Parmi les quelques règles simples qui régissent ces communes, il est par exemple interdit à une personne plus de 30 ans d’y résider sans emploi ou sans faire des études. Tous les chômeurs au delà de cet age sont pris en charge par les commune pour de trouver des emplois  dans les différentes sociétés où elles ont des participations ou pour créer des petites entreprises. Ceux qui n’acceptent pas le programme sont bannis des communes.
Autre particularité de ces communes est l’absence de maison de détention ni même de violon. En effet ceux qui sont reconnus coupables par le système judiciaire peuvent choisir les emplois où ils veulent exécuter leur peine, où ils ne seront payés qu’à moitié prix. Ceux qui sont reconnus coupables de crimes graves comme les meurtres ou viols sur mineur ont miraculeusement disparus après les veillées de prières pour les aider.

Mais la plus grosse vexation des politiciens sur ce modèle concerne les élections. Depuis plus de dix ans, sur ces trois communes, pas un seul parti politique n’a réussi à faire élire ne serait-ce qu’un seul conseiller municipal. Et pourtant les trois communes contiennent plus de 500.000 électeurs. Les élus de ces trois communes expliquent cela par trois raisons :
Premièrement, ils ont voté pour la mise en place d’un observatoire des dépenses communales qui fait un rapport tous les 6 mois. Les maires n’ayant pas pu tenir leurs promesses électorales sont alors démis d’office sans aucune procédure. En plus, il encoure une peine de travail solidaire non rémunéré à mi-temps ,pendant 2 ans sur les emplois les plus durs de la commune.
L’informatisation des états civils et de toute les transactions administratives ont permis d’effectuer à tout moment des votes ou de référendum à partir des smartphones.
Enfin, tous les élèves sachant lire et écrire sont dotés par les communes de smartphones ainsi que les tablettes numériques dans les classes.
Si les trois premières années on a pu voir 5 élections, l’instauration de la peine de travail solidaire et une plus grande efficience de l’observatoire a définitivement découragé les apprentis politiciens et autres prédateurs politiques et le cycle des élections s’est mis à fonctionner comme partout ailleur.

Le pouvoir central a essayé de s’opposer au système mais dans la mesure où toute la population a été solidaire pour ne pas travailler avec les fonctionnaires de Iavoloha, après que le troisième PDS missionné se soit retrouvé sur le trottoir sans bureau (personne ne voulait lui ouvrir le bureau du maire) et sans collaborateur (après une gréve spontanée de l’ensemble du personnel de la mairie), le gouvernement a du reconnaître ce qu’était une vraie démocratie.

Ni une fable ni un conte, juste une simple vision.

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