François II de Tulle ou Nicolas 2 ?


François II de Tulle ou Nicolas 2 de Valérie?

Un diplomate aurait qualifié la présidence de monsieur Sarkozy de celle des réflexes sans réflexion. Bien sur une telle définition est surfaite. On ne conçoit pas l’Elysée prendre des résolutions sur de simple impulsion de son Président. La rumeur disait même que jamais l’Elysée n’a autant consommé de sondage d’opinion que sous Sarkozy, mais la surmédiatisation de l’ancien président français incitait ce genre de remarque, facile et choc contre un super communicateur.
Objectivement, il est difficile de dire que c’était un mauvais quinquennat pour la France sur le plan managérial, surtout face à la crise mondiale à laquelle il a du faire face. Mais le Président de la République doit-il être simplement un bon gestionnaire?

L’ancienne Première Dame de France

Par contre un Président qui se surexpose avec les patrons du CAC 40 et qui s’exprime avec des « casse toi pauv’ con! » ne devrait pas se plaindre par la suite qu’au moindre écart, les médias et la population se délectent à le descendre en flamme. Surtout quand la crise financière touche des couches de plus en plus importantes de la population. Et puis le choix de « l’avaleuse d’homme » qu’est Carla Bruni comme première dame de France ne devait pas vraiment être du goût des conservateurs français, qui sont censés voter à droite. Bref, à trop vouloir briller et en voulant exposer publiquement toutes ses contradictions, il ne pouvait pas faire long feu. Souhaitons lui un bon repos sur les beaux yachts des copains et espérons que sa femme ne se remettent à reprendre goût à la polyandrie, une situation qu’elle affectionnait particulièrement et ouvertement avant de devenir celle qui était censée représenter toutes les françaises.

Mais que va faire le président remplaçant par défaut de Docteur Baise-tout? Comment peut-il à la fois, mettre en oeuvre une politique de croissance qui pourrait bénéficier directement à la majorité des français tout en maintenant une rigueur budgétaire pour contenir le déficit public? Saurait-il devenir aussi charismatique que son prédécesseur socialiste pour devenir François II de Tulle, ou va-t-il décevoir autant que celui qu’il remplace pour devenir Nicolas 2 de Valérie? (Il se nomme François Gérard George Nicolas Hollande, a été le maire de Tulle et sa compagne se prénomme Valérie)

En théorie, sur le plan économique, il « suffit » d’injecter de l’argent public là où on crée de l’emploi et de la valeur ajoutée pour pouvoir les récupérer dans la croissance par la suite. Le problème est que l’industrie française aujourd’hui ne peut gagner de l’argent qu’en investissant en dehors de la France dans les pays low cost. Pas bien du tout pour la politique de croissance financée par le déficit.
L’agriculture c’est pire! Subventionner ce secteur dans sa forme actuelle c’est se tirer une balle dans les pieds à terme. On a toujours en tête l’image des agriculteurs du  Maine et Loire en 2009, qui arrosaient leur champ avec du lait qu’ils ne pouvaient que vendre à perte.
Et les emplois aidés (embauches subventionnées) sont considérés par la cour des comptes comme une politique à « effet nul, voir négatif ».
Alors que faire va faire le premier gouvernement Ayrault?

Les têtes d’oeufs bien pleines ne manquent pas au PS et autour de monsieur Hollande, par contre on va avoir des multiples propositions qui vont siffler de partout avec bien sur autant de chapelets de critiques à chaque fois. Mais des pistes annoncées par le nouveau roi de la Gaulle, certaines me plaisent particulièrement car elles ne manquent pas de sens tout en étant innovant.
Une petite prospective pour se mettre à rêver d’un monde meilleurs.

D’abord le choix d’un développement écologique.
Investir dans les énergies renouvelables pour commencer à suppléer à l’atome comme l’a laisser entendre le candidat Hollande, pourrait créer un secteur économique très dynamique car créateur d’emplois à tous les niveaux (le secteur est quasi vierge en France). Et avec une stratégie bien pensée comme la valorisation de la production locale d’énergie, on développera en plus des citoyens utilisateurs et une société plus responsable mais également moins dépendantes de la production des énergies fossiles.
Développer également les transports n’utilisant pas de l’énergie fossile rentre dans cette même logique.
Si une telle politique réussie, et il n’y a aucune raison censée pour qu’elle ne réussisse pas, non seulement elle boosterait l’économie française, mais en plus elle donnerait au monde entier une nouvelle orientation de ce qu’il faudrait faire pour une développement durable et plus intelligente que le financement de la consommation par les bulles financières.

Le deuxième volet sexy est la réforme de l’éducation nationale.
Dans sa forme actuelle, l’éducation française essaye autant que faire se peu d’éduquer ses enfants pour devenir des élites et des dirigeants et laisse un pourcentage de plus en plus important de jeune sur le carreau. Plus que jamais, il importe donc d’investir dans l’amélioration de l’éducation, au lieu de le considérer comme une simple machine industrielle à formater des diplômés. C’est un investissement nécessaire sinon obligatoire pour, à terme, dynamiser économiquement la société française mais également pour transformer les ghettos des banlieues en moteur de croissance et de créativité. Apprendre les jeunes à devenir plus éveillés, plus apprenants et non à devenir des mules pour des patrons sans aucune vision à part celle de leur nombril.
Et il ne faut pas oublier de faire de la recherche un pôle d’activité important. Là, il faut trouver un modèle de contrat pour intéresser les chercheurs mais surtout des sujets plus humanistes comme la création d’un nouveau paradigme de collaboration internationale au lieu d’une concurrence libérale dont le seul moteur est la cupidité. Car, pour contrer les JP Morgan Chase et autres chantres de la finance maître de monde, notre champion de Tulle aura besoin de compétences bien affûtés qui sauront proposé autres choses que des vociférations populaires et des incantations pieuses. Qu’on se comprennent bien,

 Mister capitalisme et redressement productif et intégrité. 
Connaissant les difficultés des entrepreneurs pour le vivre depuis 22 ans, j’aimerai savoir ce que le compagnon de la jolie Audrey Pulvar (la casseuse d’invités de Ruquier),  et son capitalisme coopératif va proposer pour les entrepreneurs français et la reconstruction du tissus productif français. Stratégiquement, c’était bien vu de la part du Président et de son PM pour boucher la montée de Mélanchon et de l’extrême gauche, mais ce brillant tribun saura-t-il mettre en oeuvre de façon efficace ne serait-ce qu’une proportion de ses idées pour améliorer la société?

Sauront-il remettre l’argent et la finance à leur place, c’est à dire des outils pour construire un monde meilleur et non une finalité en soit? Sauront-ils entraîné une évolution de la communication au service des causes qui en vaille la peine ?….
Les défis sont nombreux mais pas insurmontables. Personnellement, j’ai envie d’y croire à la réussite de cette équipe mais la croyance n’a jamais été une finalité pour moi, donc on le saura rapidement.

A très bientôt sur le même sujet.

PS: Si on compte le président, ce gouvernement comprend 36 membres dont 6 auront leur anniversaires au mois d’août comme le Président, soit deux fois plus qu’une distribution aléatoire normale. Qui a une explication?

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