Connaissance


C’est quoi la connaissance, le savoir? Comment on apprend, comment on acquière la connaissance? Dès qu’on pose ce genre de question, vous allez avoir en gros trois catégories de personnes : ceux qui vont fuir car le sujet les emmerde ou leur semble réservé aux érudits, ceux qui prétendent être des érudits et vont faire un étalage du peu qu’ils savent (on sait toujours très peu par rapport à ce qu’il y a à savoir sur la connaissance), et enfin ceux qui s’intéressent vraiment à la question, peu importe leur niveau de connaissance en la matière.

L’exercice dans ce post consiste à vous présenter la connaissance, quel que soit votre niveau de compétence,  comme l’air et la nature : elle est précieuse mais elle doit être universelle et doit être accessible à tous. Aristotélês  aurait dit « nul n’est censé ignorer la loi » pour évoquer le fait que nous ne pouvons pas prétendre son ignorance pour s’y soustraire. Le devoir de connaissance du droit. J’aimerai que chacun d’entre nous réfléchisse par contre sur le droit à la connaissance de chaque citoyen.

Pourquoi s’intéresser à la question me diriez-vous?

  • Nous vivons tous les jours l’acquisition et la diffusion des connaissances. Ceux qui ont des enfants, ou qui ont eu à éduquer des enfants savent à quel point il est à la fois passionnant et complexe d’enseigner aux enfants. Passionnant car ils absorbent tout, très vite. Et complexe car ils ne fonctionnent jamais comme on le voudrait. Les difficultés sont différentes quand il s’agit d’apprendre un adulte « préformaté » à faire quelque chose de nouveau, comme apprendre une nouvelle fonction professionnelle ou une nouvelle façon de voir la réalité, mais l’intérêt de la chose n’en est pas moindre. Améliorer le système d’apprentissage est donc fondamental si on veut que la connaissance soit mieux diffusé.
  • L’appréhension de notre environnement et de ceux qui nous entourent est basée sur le partage des connaissances. Ça peut être la collaboration avec un assistant comme le SIRI, ou celle d’un chien qui aide un non voyant à marché dans la rue, ou tout simplement la cohabitation avec notre voisinage. Nous apprenons chacun de notre côté, à vivre avec l’autre ou avec les autres, en intégrant les informations les plus pertinentes, pour essayer d’atteindre nos propres objectifs : que la collaboration soit la plus agréable, ou la plus efficiente possible par exemple. Un travail comme l’intelligence sociale évoquée dans les rapports dirigés par Jean François Chantaraud (1) est à mon humble avis un exercice pertinent dans ce sens.
  • Pour que notre système social soit meilleur. Comment nos dirigeants, qui nous imposent leur politique, gèrent notre système? Quelles sont les règles qui régissent ceux qui nous surveillent et sont-elles vraiment respectées? Quelles sont les vraies performances de nos dirigeants? Seule une diffusion publique des informations relatives à ces sujets peuvent améliorer notre système et la pratique de la politique.

Ce ne sont que quelques exemples pour vous donner un aperçu de l’importance de la connaissance et de l’information et pourquoi je suis persuadé que l’évolution de la connaissance et la diffusion de l’information ont été et seront les principaux vecteurs de changement dans notre monde. En suite, la spiritualité de la cognition fait que le changement est positif à l’humanité ou pas, mais en tout cas sa rétention ne peut être que facteur de régression. Mais cela bien sur n’est que la conviction du moment de l’éternel apprenant que je suis.

Comment apprendre?

Si pour peu que la recherche d’un monde meilleur nous importe, ou qu’on ait un quelconque objectif dans la vie, on est donc condamné à un éternel apprentissage pour améliorer notre appréhension de cet environnement, car comme disait Pline l’Ancien, « la seule certitude est que rien n’est certain« .  Et Léonard de Vinci disait que celui qui doute peu, acquiert peu. C’est cette capacité à douter et la volonté d’apprendre qui nous permettent d’améliorer notre connaissance et par conséquent de faire avancer notre intelligence et notre perception du monde.  Ainsi, il est navrant de voir certains de nos  érudits, qui sont si surs de leurs connaissances caduques, s’accrocher lamentablement à leurs certitudes. C’est un fait que les connaissances évoluent grâce aux expériences et aux recherches. Prenons l’exemple de l’éducation. Le châtiment corporel était un élément constitutif du modèle d’éducation du siècle dernier, aujourd’hui son usage auprès des enfants pourrait faire l’objet d’une condamnation pénale. De même, l’implication dans la construction des connaissances semble être plus efficace que la « mémorisation bête et méchante ». Les progrès sur le sujet sont abondants et décisifs ! Et pourtant, à cause d’un système administratif écrasant et des responsables qui se complaisent dans l’immobilisme, le système d’apprentissage standard qu’on impose dans les écoles académiques actuelles sont à des années lumières de ce qu’il faudrait faire selon les connaissances actuelles des chercheurs et des experts.

Il serait peut-être temps de réfléchir sur un système où  l’apprentissage serait une construction systémique et permanentes de toutes les parties prenantes dans un monde où le dialogue et le partage de l’information sont fluides.

 

 

(1)Deux rapports de l’ODIS :

Enhanced by Zemanta
Galerie | Cet article, publié dans Développement, Socios, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s